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La priorité nationale : éradiquer l’impunité.

Mémorandum de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon

 

 

 

 

Suite au coup d’état du 5 septembre 2021 en Guinée par les forces spéciales de l’armée, les populations guinéennes s’interrogent à nouveau sur les voies à suivre pour mettre la nation sur les rails de la démocratie et éradiquer la culture profondément enracinée de répression qui a teinté son histoire.

 

 

 

 

 

 

Tout le monde, y compris la junte, semble comprendre que le changement politique démocratique en Guinée ne peut être une réalité, sans l’éradication de la violence d’État, le non-respects des lois et l’impunité qui y règnent.
C’est la ligne sur laquelle Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon se bat depuis plus de douze ans, en particulier sur les crimes contre l’humanité de septembre 2009 – qui restent toujours impunis.
A cet égard, le but de cette déclaration préliminaire est d’inviter le public à un débat sur les crimes commis par la clique d’Alpha Condé, et les voies d’y mettre fin. Le mémorandum inclut des propositions initiales sur des dossiers largement connus, avec des mesures curatives faciles à mettre en œuvre.

 

 

 

 

 

 

 

De telles mesures constitueraient une véritable amorce pour sortir du cycle de l’impunité et de la violence politique en Guinée. À défaut, toute autre mesure, aussi bien intentionnée soit-elle, ne serait que la poursuite des pratiques notoires du passé.

 

 

 

 

 

Le dossier des crimes contre l’humanité de 2009.

 

 

 

 

Le gouvernement guinéen et la CPI enquêtent sur ces crimes depuis onze ans. Le douzième anniversaire de cette tragédie notoire sera commémoré dans quelques jours. Le déni de justice catégorique d’Alpha Condé dans cette affaire est largement documenté. C’est un cas choquant qui nécessite une attention prioritaire et immédiate avec les mesures ci-après.

 

 

 

 

 

 

ü  La radiation des agents de l’Etat inculpés de crimes contre l’humanité, comme recommandé par la communauté internationale.

 

 

 

 

 

 

ü  La tenue des procès des accusés avec l’aide de la CPI à Conakry (comme cela a été fait en Sierra Leone).
ü  La mise en place des services appropriés pour assister les victimes et survivants des massacres.
Le dossier des démolitions de Kaporo-Rail.

 

 

 

 

 

 

Cette affaire est devant le tribunal de la CEDEAO à Abuja. Son ampleur est suffisamment importante pour servir de démonstration d’un engagement réel en faveur des droits des citoyens. Les actions immédiates doivent être les suivantes
ü  L’arrêt des acquisitions foncières frauduleuses, notamment par la société Orange Guinée.

 

 

 

 

 

 

ü  La reconnaissance de la responsabilité de l’Etat, l’indemnisation des victimes de spoliations de biens et l’engagement au respect des décisions de la cour de la CEDEAO.

 

 

 

 

 

 

ü  Des enquêtes assorties d’inculpations des auteurs des démolitions, dont l’ancien ministre de l’urbanisme, Ibrahima Kourouma et ses agents, largement connus du public. Ces inculpations devraient être suivies d’enquêtes pour déterminer l’étendue des spoliations des biens et des démolitions de propriétés appartenant à divers hommes d’affaires.

 

 

 

 

ü  La tenue de concertations entre les autorités et les « collectifs » de Kaporo Rails ainsi qu’avec les autres victimes de spoliations de biens.

 

 

 

 

Une commission nationale pour l’éradication de l’impunité.
Cette commission est cruciale pour un avenir viable de la Guinée. Elle doit être investie de pouvoirs d’enquête sur les assassinats de personnes, les détournements de biens et la corruption par le régime d’Alpha Condé.

 

 

 

 

 

ü  Les enquêtes sur les malversations économiques doivent être étendues sur tous les aspects, y compris l’attribution et l’exploitation des concessions minières.

 

 

 

 

 

 

 

Les opérations minières ont non seulement un impact désastreux sur l’environnement, mais sont la principale source de corruption à grande échelle dans l’administration. Dans une large mesure, cette exploitation minière explique le coup d’État constitutionnel qu’Alpha Condé a perpétré avec ses acolytes.

 

 

 

 

 

 

 

Pottal-Fii-Bhantal invite les organisations de la société civile à renforcer les efforts participatifs pour éradiquer cette corruption.
ü  Les assassinats et les crimes contre des citoyens doivent faire l’objet d’enquêtes approfondies. Les criminels – à commencer par Alpha Condé – doivent faire l’objet d’enquêtes de haut niveau et d’inculpation.

 

 

 

 

 

 

Les auteurs qui reconnaitraient volontairement leurs actes devraient bénéficier d’une amnistie. Les promoteurs du meurtre doivent être traduits en justice.

 

 

 

 

 

Pottal-Fii-Bhantal appelle les citoyens à privilégier l’éradication de l’impunité. Nous appelons à revitaliser la Société Civile sur la base de la justice, qui est le véritable garant et le fondement de la démocratie.

 

 

 

 

 

 

Les décisions hâtives sur les mécanismes de transition, l’organisation d’un référendum sur une nouvelle constitution, la fixation du processus et d’un calendrier électoral doivent être évitées. Ces sujets doivent faire l’objet d’un débat ouvert et d’un calendrier solide. Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon a mené des travaux substantiels dans ce domaine. Nos documents seront prochainement présentés au public.

 

 

 

 

 

 

 

La CEDEAO et l’Union africaine ont fait preuve d’une légèreté irresponsable envers les crimes commis par Alpha Condé. Nous leur demandons de respecter la mémoire de ses nombreuses victimes. L’heure n’est pas aux sanctions sélectives basées sur la mentalité de club de chefs d’état.  C’est plutôt l’heure du dialogue ouvert en faveur d’une transition juste pour la Guinée, pays en proie à la tyrannie et aux tragédies, qui peut avoir l’opportunité d’emprunter la voie vers la démocratie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 8 septembre 2021
La Commission Centrale de Coordination de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon.

 

 

 

 

 

 

Ampliations :
1.       Représentants des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations-Unies
2.       Conseil de sécurité et de paix de l’Union africaine
3.       Commission de la CEDEAO
4.       Bureau du Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.
5.       Commission des Nations Unies sur la violence à l’égard des femmes.
6.       Représentants de l’Union européenne en Guinée, ambassades de France, des États-Unis, d’Angleterre, de Chine et de Russie en Guinée.

 

 

 

 

 

 

7.       Représentant de l’Union européenne auprès de l’ONU
8.       Système de justice mondiale du Département d’État des États-Unis
9.       Ambassades de Guinée auprès des Nations Unies et des États-Unis
10.    Human Rights Watch / FIDH / OGDH
11.    Associations Guinéennes de Victimes : AVIPA, AFADIS, AGORA
12.    International Crisis Group
13.    Amnistie internationale

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Juldé Sow
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